Ce que vaut votre départ

Votre départ n’a pas de prix. Il a un indice.

Le code du travail fixe un plancher, votre convention collective le relève souvent. Au-dessus, tout se négocie, et ne se lit nulle part.

Combien vaut une année de votre vie dans cette entreprise ?

L’indice repère d’indemnisation (IRI) y répond dans une unité que tout le monde comprend : le nombre de mois de salaire obtenus en indemnisation par année d’ancienneté.

Indice repère d’indemnisation

Votre indemnisationen euros

÷ votre anciennetéen années

÷ votre salaire de référencepar mois


= l’IRImois par année

Trois données que vous avez déjà, ou que nous calculons pour vous.

Trois données, une seule unité : c’est ce qui rend l’indice comparable d’un départ à l’autre, quel que soit le salaire.

Votre indemnisation
Ce que vous percevez au titre de la rupture : l’indemnité obligatoire, l’indemnité négociée et tout élément de rémunération négocié. Le préavis, les congés payés, la part variable acquise et la non-concurrence n’en font pas partie.
Votre ancienneté
En années et en mois complets, fin de contrat incluse, jamais arrondie à l’année.
Votre salaire de référence
La plus favorable de deux moyennes : celle des douze derniers mois, ou celle des trois derniers, primes comptées au prorata.

Nos référentiels portent aujourd’hui sur les licenciements et les ruptures conventionnelles. Nous ne positionnons pas les départs en retraite : nous préférons vous le dire plutôt que de vous comparer à des situations qui ne sont pas les vôtres.

Avant de répondre, ou de demander, sachez où vous vous situez.

Vous avez reçu une proposition. Indemnitiel la situe parmi des départs comparables : les négociations les plus proches de votre ancienneté, et les décisions de justice les plus proches de votre salaire, à ancienneté voisine, et chiffre l’écart qui la sépare de la zone d’objectif, en euros et en mois de salaire.

Vous préparez votre demande. Indemnitiel vous donne une zone d’objectif, face à ce qu’obtiennent, dans les départs les plus proches du vôtre, ceux qui négocient et ceux qui plaident.

Un chiffre ne se discute pas. Une position, oui.

0 €683 047 €La moitié des négociations comparables : 321 746 € à 462 063 €

Exemple : Pierre prépare sa demande. Licenciement, 18 000 € de salaire de référence, 22 ans d’ancienneté : une zone d’objectif de 17,9 à 25,7 mois de salaire, indemnité obligatoire comprise.

Exemple : répondre à une proposition

Hélène, 16 ans d’ancienneté, a reçu une proposition de 60 000 €.

Sa proposition se situe en deçà de la zone d’objectif, qui va de 106 184 € à 134 284 €. Il lui manque 74 284 €, soit 9,9 mois de salaire, pour en atteindre la borne haute.

Les négociations les plus proches de la sienne en ancienneté ont obtenu, en médiane, 124 663 €.

60 000 €÷16 ans÷7 500 €=0,50

mois de salaire par année d’ancienneté : l’indice de sa proposition.

0 €266 729 €La moitié des négociations comparables : 106 184 € à 134 284 €

Licenciement, 7 500 € de salaire de référence, 16 ans d’ancienneté.

Ce que lui rapporte sa proposition.

Sur 60 000 € bruts, il lui reste 57 454 € nets : 9,8 mois de salaire net.

À ce niveau, l’indemnisation échappe à l’impôt : le net après impôt égale le net social.

Seules la CSG et la CRDS s’appliquent, sur la part qui dépasse l’indemnité obligatoire (33 750 €).

Hypothèses de l’exemple : licenciement suivi d’une transaction, sans convention collective renseignée, rupture fin juin 2026, salaire constant sur l’année précédente et depuis janvier, taux marginal d’imposition de 41 %. Paramètres 2026, plafond annuel de la sécurité sociale 48 060 €. Mois de salaire net : 78 % du salaire de référence, hypothèse de travail.

Du brut au net

Indemnisation brute60 000,00

CSG et CRDS− 2 546,25

Cotisations salariales− 0,00

Impôt sur le revenu− 0,00


Net perçu57 453,75 €

Soit, en salaire net9,8 mois