Le même euro ne vaut pas deux fois la même chose.
Plusieurs centaines de règles sont mises en jeu par un seul calcul : pour un seul salarié, une seule convention, un seul millésime de paramètres. C’est pourquoi personne ne vous donne le net.
Selon le type d’accord, selon le salaire que vous percevez les mois qui précèdent la rupture, selon le mois où vous quittez l’entreprise, selon le montant de votre indemnisation, selon que vous pouvez ou non liquider une pension de retraite, votre euro net peut changer du tout au tout.
Exemple : préparer sa demande
D’abord votre socle. Puis votre fourchette. En net.
D’abord votre socle : l’indemnité obligatoire, légale ou conventionnelle. Pierre, 22 ans d’ancienneté, 18 000 € de salaire de référence, sans convention collective renseignée : l’indemnité légale, 117 000 €.
Puis votre fourchette, en net : les trois hypothèses de sa zone d’objectif, s’il est licencié puis indemnisé par transaction.
Indemnisation brute321 746,32
dont obligatoire117 000,00
Prélèvements sociaux− 31 094,32
Net social290 652,00
Impôt sur le revenu− 3 622,41
Net perçu287 029,58 €
En salaire net20,4 mois
Chômage à partir du03/12/2026
Indemnisation brute391 904,41
dont obligatoire117 000,00
Prélèvements sociaux− 38 180,29
Net social353 724,12
Impôt sur le revenu− 30 316,17
Net perçu323 407,95 €
En salaire net23,0 mois
Chômage à partir du03/12/2026
Indemnisation brute462 062,50
dont obligatoire117 000,00
Prélèvements sociaux− 45 266,26
Net social416 796,25
Impôt sur le revenu− 57 009,92
Net perçu359 786,33 €
En salaire net25,6 mois
Chômage à partir du03/12/2026
L’unité n’est pas l’euro. C’est le mois de salaire net : il parle de votre vie.
Le chômage démarre à la même date dans les trois hypothèses : le différé lié aux indemnités atteint son plafond de 150 jours. Une estimation de notre part, sans congés payés à solder (ils repousseraient la date de 30 jours au plus), et non une position de France Travail. Hypothèses de l’exemple : rupture fin juin 2026, salaire constant sur l’année précédente et depuis janvier, taux marginal d’imposition de 41 %. Mois de salaire net : 78 % du salaire de référence, hypothèse de travail.
Le même brut, 118 228 € d’écart en net.
C’est la nature de la rupture qui fait la différence. En droit de liquider sa pension de retraite, Pierre garde 287 030 € de sa borne basse, licencié puis indemnisé par transaction. Versée en rupture conventionnelle, la même enveloppe perd toute exonération d’impôt : il lui reste 168 802 €.
Rupture conventionnelle d’un salarié en droit de liquider une pension de retraite : aucune exonération d’impôt (article 80 duodecies du code général des impôts).
Indemnisation brute321 746,32
dont obligatoire117 000,00
Prélèvements sociaux− 31 094,32
Net social290 652,00
Impôt sur le revenu− 3 622,41
Net perçu287 029,58 €
En salaire net20,4 mois
Indemnisation brute321 746,32
dont obligatoire117 000,00
Prélèvements sociaux− 31 094,32
Net social290 652,00
Impôt sur le revenu− 121 850,01
Net perçu168 801,98 €
En salaire net12,0 mois
Trois leviers que personne ne vous donne.
Ce que coûte le mois suivant.
À sa borne basse, un mois de salaire de plus (18 000 € bruts) laisse à Pierre 9 333 € nets ; un mois de moins lui en coûterait 12 560 €. Le moteur rejoue la chaîne entière : vous savez ce que vaut votre prochaine demande avant de la formuler.
Le type de votre accord.
Réglée par conciliation prud’homale plutôt que par transaction, sa valeur centrale lui laisserait 30 316 € de plus, et son chômage démarrerait le 06/07/2026 au lieu du 03/12/2026. Ce n’est pas une optimisation, mais l’application juste d’une formule juridique à une situation donnée.
Ce que vous coûtez à l’entreprise.
Sur la même valeur centrale, l’entreprise débourse 484 826 € pour un licenciement ; en rupture conventionnelle, 38 448 € de plus, une contribution de 40 % sur la part exonérée de cotisations. Savoir ce qu’un euro lui coûte, c’est savoir quoi demander, et sous quelle forme.
Et votre départ ?
Le calcul de votre indemnité obligatoire est gratuit.